26.06.2005
Je t'aime....

« Je t’aime » ne veut rien dire si l’on ne sait le prouver, si l’on ne sait poser des actes liés à la pensée… 3 mots qui peuvent bouleverser une vie ou s’envoler au vent à jamais parce que l’enveloppe est vide, ouverte ou déchirée…
Certains ne peuvent le dire, ne font que le montrer, à leur manière sans doute… reste à voir si on le comprendra comme ça… d’autres sont paralysés par la parole ou par les faits…certains enfin le disent… aiment le croire… mais l’être soi-disant aimé ne le ressent pas…
Des 3 je me demande ce qui est le pire, du moins pour moi… moi qui ai tant de facilités à dire ‘je t’aime’ quand j’aime, moi qui aime tant montrer mon amour par des milliers de gestes et d’attentions… moi qui pourrait décrocher la lune juste pour un sourire ou un baiser de ma moitié… juste pour le sourire d’une amie ‘longue durée’…
J’ai trop souvent l’impression que personne n’aime comme moi, que personne n’aimera jamais comme j’aime et comme j’aimerais être aimée…
Mais je me trouve tellement à part aussi, tellement hors normes, tellement différente de la plupart des gens, en décalage, dans mon monde, sur ma planète, dans ma bulle…
J’ai des réactions qui échappent à beaucoup je pense… cette faculté par exemple à oublier et à pardonner parfois simplement parce qu’il y a ou parce qu’il y a eu de l’amour… c’est hallucinant… mais c’est moi… je ne peux détester un amour passé…
Les gens que j’ai pu croiser et qui ont fait un bout de chemin dans mes sentiers, qui ont su traverser des rivières, des déserts ou des forêts à mes côtés sont des personnes que j’ai réellement aimées et qui m’ont aimé… même si on aime différemment… plus ou moins longtemps…un mois, un an, une vie... Et moi qui suis entière, honnête, moi-même – toujours – je ne peux imaginer qu’on ait fait semblant avec moi, qu’on m’ait trahi volontairement dans le seul but de me faire mal… Je respecte l’autre dans ses dires et dans ses choix… et si ça doit casser, si nos routes devaient se séparer, je ne peux concevoir de ne plus aimer…
Les passagers qui ont embarqué dans mon cœur auront toujours une place dans celui-ci, en première ou en seconde classe, certes, mais mes amours resteront mes amours, même fanés…
17:31
Écrit par Katy
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26.05.2005
Il y a deux minutes...

Il y a deux minutes, j’avais le sourire aux lèvres, je chantais et la vie était belle
Il y a deux minutes j’écrivais des mots d’amour que je voulais poster
Il y a deux minutes je me disais « j’arrête à 16h et je vais bosser dans mon jardin »
Et puis là, je sais déjà que je ne partirai pas d’ici avant des heures encore
Que mon père et mon frère ont déserté le bord, qu’on m’a dit ‘à demain’ sans même savoir si cela m’arrangeait finalement….
Et je dois me taire… parce qu’au fond pourquoi je ne resterais pas, je n’ai quand même rien d’autre à faire chez moi !!!!! Pas de mari à qui préparer le repas, pas d’enfants non plus… la belle affaire que voilà !
Et bien au fond je ne resterais pas, tout simplement parce que je ne vis pas pour travailler, parce que ma conception de la vie n’est pas la même que la leur
Et j’en ai tellement marre de me taire pour leur plaire, pour rester dans leurs bonnes grâces
J’ai parfois tellement envie de péter une bonne case, de briser ces chaînes qui me lie à eux
J’ignore pourquoi je suis là, à travailler en famille, à me soumettre à ses dires
Les dires de ce père qui ne l’est que sur papier, les dires de ce patron qui me font sortir de mes gonds
30 ans et l’impression de vivre par procuration, c’est affolant…
L’impression qu’encore et toujours mes faits et gestes sont dictés par ce qu’ils pensent être bien…
Je voudrais qu’on oublie juste une fois de fermer la porte de la cage… et promis je m’envolerai loin sans même me retourer…
15:31
Écrit par Katy
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06.05.2005
Les fêtes

Voilà qu’arrive la fête des mères, puis ce sera au tour de celle des pères… et tout le monde râle et tout le monde se casse la tête pour savoir ce qu’on va bien pouvoir leurs acheter… parce qu’au fond, le problème c’est qu’ils ont tout… ou qu’ils n’aiment rien… que peut être aussi ils disent qu’ils n’ont besoin de rien…
Mais faut il une fête, une occasion spéciale pour dire aux gens qu’on les aime ? Faut il attendre ce genre de moment pour leur offrir un cadeau, pour passer les voir, pour se rappeler qu’ils existent, pour se rendre compte qu’ils sont importants ?
Je ne pense pas ! Pour moi il n’y a pas un jour plus important qu’un autre, pas un anniversaire, une St Valentin, un Noël qui doive compter plus qu’un autre jour… chaque jour est une opportunité pour montrer à ceux à qui l’on tient que l’on y tient justement…
Il ne faut parfois pas grand-chose pour le montrer…un sourire, une caresse, une présence, un sms, 5 minutes au téléphone, un regard ou quelques paroles griffonnées sur un bout de papier ou murmurer à l’oreille… montrer qu’on est là, que l’autre existe, prouver qu’on ne s’est pas levé ce matin pour rien…
Toutes ces fêtes sont devenues un effet de mode, un bleuf commercial et moi je ne marche pas à ça… Cela dit, si pour certains ce sont les uniques fois où ils pensent aux autres, aux leurs, alors peut être finalement est ce quand même utile, nécessaires… mais c’est bien triste cela dit…
Je me dis qu’il faut dire aux gens qu’on les aime tant qu’ils sont là, avant surtout qu’il ne soit trop tard et que déjà les regrets nous envahissent… « Je t’aime », « Je t’adore », « Je tiens à toi »… ce ne sont pas que des mots ou plutôt si, des mots lourds de sens… alors il ne faut peut être pas les utiliser avec modération, mais à bon escient…
Mais le temps passe et passe si vite et surtout on ne peut pas lire dans ce grand livre qu’est l’avenir… là dans 5 minutes, dans 2 heures, dans 3 mois, je ne serai peut être plus des vôtres, vous ne serez peut être plus des nôtres… ne l’oublions pas… il faut profiter de l’instant présent comme si celui-ci était le dernier… il faut oser dire ce qui se loge dans le cœur, ne pas avoir honte de parler sentiments, ne pas avoir peur de se mettre à nu… parce que le futur est déjà présent, le présent déjà passé…
12:48
Écrit par Katy
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17.04.2005
J'ai un père, pas un papa...

Je n’ai jamais connu mon papa… D’aussi loin que je me souvienne il y avait cet homme parfois présent, mais jamais pour moi…
Un bricoleur né, un Mc Gyver, un type qui a de l’or au bout de ses doigts, mais si peu d’amour dans son cabas…
Parce qu’une femme ça ne travaille pas ( !), c’est lui qui bossait pour deux : pour son boulot, pour sa maison, pour les autres qui avaient besoin de ses bras… savait-il seulement que moi aussi j’avais besoin de ses bras ?
Et les années ont passé, moi j’ai grandi avec mes carences… d’un père, d’amour, de tendresse, d’une présence…
Consciemment ou inconsciemment, je suis devenue son opposé ! Il était ce à quoi il ne fallait surtout pas ressembler…
Et j’ai mené ma barque, sans repère, sans aide, sans éducation ou presque…
Aucune image de mon enfance n’est gravée en moi… comme c’est terrible d’écrire ça, et pourtant je ne peux le cacher !
Jamais mon père n’est venu à une réunion de parents, à une fêtes d’école, jamais il ne s’est intéressé à ce que j’aimais, à ce que je faisais, …
S’occuper d’un enfant était pour lui presque une corvée !
Chez nous, il y avait ma maman, mon frère et le patriarche… celui qui commandait, qui décidait, qui imposait, qui râlait, qui menaçait et qui frappait si besoin était…
Je me souviens des marques de ses mains sur mon corps, des coups de ceinture qui lacéraient nos peaux… Mais qu’avions-nous fait de si ‘grave’ pour aboutir à un tel scénario ?
Il fallait lui mentir, lui cacher la vérité pour éviter que la foudre ne tombe, il fallait vivre dans le secret et ce poids était si lourd !
Et puis, nous n’étions jamais assez bien, assez intelligents, assez comme il le voulait… événements qui marquent encore aujourd’hui…
Hélas, les années ont passé, mais lui n’a jamais changé !
J’aimerais juste qu’une fois il me dise qu’il m’aime, qu’il est fière de moi, qu’une seule fois il me serre si fort dans la force de ses bras, qu’une petite fois j’existe pour cet homme au cœur froid…
Et pourtant, sans doute, il m’aime… à sa façon, à sa manière, dans son âme, dans son silence, dans son paraître, … je le sais ! Ou plutôt je l’espère… tellement…mais cet homme n’a jamais été un papa… un père tout au plus, un je ne sais quoi…
Cela a fait de moi sans doute, ce que je suis…un pied trop souvent au bord du précipice, un cœur fragile, en miettes, aussi spongieux que minuscule, une femme-enfant qui aime rire et faire la fête, mais qui est si triste au-dedans, une âme entière, authentique qui aime avec plusieurs M et trop vite, peut être parce qu’elle ne s’est pas sentie aimée… qui est généreuse et donne tant, peut être parce qu’elle n’a pas reçu… qui n’autorise et ne pardonne le mensonge, peut être parce qu’elle a trop menti…
08:26
Écrit par Katy
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06.04.2005
Dis, maman… être homosexuel, ça s’attrape ?

Non mon ange… ça ne s’attrape pas, ça ne se guérit pas et ça ne se soigne pas non plus…
Pour la simple et bonne raison que l’homosexualité n’est pas une maladie !
N’en déplaise à certains…
On peut choisir de dire ‘oui j’aime les personnes du même sexe que le mien’ ou faire semblant pour les gens… s’inventer des noms de copains ou copines pour brouiller les pistes, pour faire croire que… ou carrément se marier, avoir des enfants, pour faire bonne figure et se garder finalement son amant ou sa maîtresse dans le fond d’un tiroir qui s’ouvre dès qu’il le peut…et il le peut souvent…
On peut choisir l’honnêteté juste pour savoir se regarder dans le miroir, juste pour se dire ‘je suis moi, je suis vrai, même si je suis COMME CA’… ou on peut choisir le mensonge… pour se voiler la face, pour suivre le troupeau ou se fondre dans la masse, pour ne pas subir le poids de ce système, de ce monde si cruel parfois…
On peut choisir d’accepter ce qui s’impose à nous comme une évidence ou l’enfuir tout au fond, en oublier même l’essence, par peur, par honte, par condescendance… mourir avec son secret … ou suivre une thérapie pendant des années pour apprendre à s’accepter et à comprendre…
On peut choisir de vivre parfois difficilement, mais de vivre malgré tout, parce que la vie est courte et que le temps qui passe ne reviendra jamais, parce que l’on ne doit rien à personne et que l’on a que le bien qu’on se fait… ou de ne pas vivre son penchant ‘sacré’ juste par facilités, pour ne pas avoir à répondre aux questions, pour ne pas devoir supporter le qu’en dira-t-on, pour donner l’impression que l’on est dans les normes…
On peut choisir de subir parfois, les insultes, les regards et les mises à l’écart, parce qu’on aura pas fait attention à ce monde qui nous entoure, parce qu’on aura voulu faire comme nos amis hétéros… vivre au grand jour et non cachés… ou au contraire on peut choisir de vivre reclus, sans le moindre signe extérieur, sans laisser paraître ou transparaître la moindre marque d’affection, en marchant à 1 mètre de l’autre, en prétextant qu’il ou elle n’est que notre co-locataire…
On peut choisir de fréquenter le milieu (et non le ghetto), parce que peut être est-ce plus facile là de se sentir accepté… ou on peut essayer de s’embrasser dans n’importe quel restaurant ou n’importe quel café, sans craindre le regard et les mots des voisins de tablée…
On peut choisir de mentir à ses collègues, à sa famille, à son entourage, de peur que l’on devienne soudainement un pestiféré… ou on peut tout balancer, sans mettre de gants, sans se préoccuper de savoir comment demain on sera ‘viré’
On peut…
On peut et on pourrait tant de choses pour que les homos ne soient plus marginalisés, pour que l’on ne nous colle plus justement cette étiquette d’‘homosexuelle’ exclusivement braquée sur le côté sexuel de nos relations, pour que l’on voit en nous des êtres simplement pareils à Monsieur et Madame tout le monde, pour que nos enfants n’aient plus à nous poser de questions si ‘fondamentales’…. mais qui le veut vraiment ?
Etre homosexuel n’est pas un choix ! On choisit de le rester pour être en accord avec soi-même, voilà toute la différence… Après, ce que l’on en fait dépend de chacun…
23:20
Écrit par Katy
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05.04.2005
Le pape est mort !

Le pape est mort ! Ne le pleure pas !
Qui pleurera ton père à toi ?
Pourtant ne t'a t-il pas aimé, guidé, parlé...
N'a t-il pas aidé ses proches ou son prochain ?
Et tu vois, on n’en fera pas un foin...
Le pape est mort ! Et alors ?
L'heure du glas a simplement sonné
Comme pour tout un chacun, il ira se reposer
Comme ma grand-mère SI CROYANTE, qu'un coup a emporté
Comme mon grand-père SI CROYANT que la vieillesse a emmené
Le pape est mort ! Pas d'affolement !
Idées révolues, il n'était plus de ce temps
Comment pouvoir s'identifier à cet homme
Croulant sous l'opulence de cher Vatican
Quand tant de gens meurent du SIDA, de faim ou de non logement
Le pape est mort ! On s'en remettra
N'avez-vous rien de mieux à faire que de rester plantés là
A admirer sa fenêtre, à vouloir toucher ce corps embaumé
A pleurer celui qui ne vous connaissait pas hier et ne vous connaîtra jamais
A prier un saint père qui prônait l'abstinence... c'est Byzance !
N'avez-vous personne à aimer, à chérir, à gâter ? Personne à prendre dans vos bras, à consoler, à faire rire ? Personne à qui dire pardon ou à pardonner ? Personne à qui dire bonjour, à regarder, à écouter ?
Alors, circulez !!!!! Y a rien à voir....
23:11
Écrit par Katy
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